Répartition :
Brésil, Bolivie, Venezuela, Trinidad, Jamaïque….dans
la forêt tropicale humide.
Habitus :
C’est la plus grande Espèce de Scolopendre connue
à ce jour. Sa taille atteint fréquemment 30 cm, et les spécimens
âgés atteignent jusque 40 cm. Sa coloration va du brun-olive
au brun-rouge sur les tergites ; les sternites sont souvent un peu plus
clairs. Les pattes sont généralement jaunes. Les antennes
comprennent 17 articles. Cette Espèce est facilement reconnaissable.
Il existerait une Sous-espèce nommée Scolopendra gigantea
robusta ; la différence entre les 2 est peu évidente à
réaliser sur des individus vivants, car les différences
se situent au niveau de la spinulation des préfémurs des
pattes terminales, entre autres détails morphologiques.
|
 |
DangerositE
:
Comme sa taille imposante le laisse supposer, cette Espèce apparaît
comme très dangereuse. Sa morsure est de plus extrêmement
douloureuse et peut causer des complications assez importantes (effets
nécrosants, vertiges voir malaises, entre autres). Elle essaie
de plus fréquemment (pour ne pas dire toutes les nuits, suivant
les individus !) de s’évader en s’attaquant aux grilles
d’aérations ou autres jointures de silicone à l’aide
de ses forcipules très massives. Si le verre est trop fin, elle
peut même parvenir à le briser. Le bac devra donc être
d’une solidité et herméticité à toute
épreuve. Il paraît inutile de dire que cette Espèce
est fortement déconseillée à quelqu’un qui
ne connaît pas parfaitement ces animaux et leurs réactions. |

Scolopendra gigentea juvénile |
Ethologie
:
Dans son milieu naturel, cet Arthropode imposant se nourrit d’un
éventail de proies assez larges : insectes en tous genres, araignées
de grandes tailles y compris les Theraphosidés, scorpions, petits
vertébrés comme les lézards, de petits rongeurs,
etc…. Rares sont les prédateurs de cette Espèce.
En captivité, un régime à base de grillons de diverses
tailles pour les juvéniles, et pour les individus déjà
grands, de grandes blattes comme par exemple les Blabera fusca adultes,
convient très bien.
Cette Espèce se cache en général assez peu en captivité.
Les jeunes mesurent déjà 3 cm à leur émancipation
(lorsqu’ils quittent la mère, 3 semaines environ après
l’éclosion). La durée de gestation exacte est méconnue,
mais elle atteint probablement plusieurs mois. L’incubation des
œufs dure 3 à 4 semaines. Tout comme S. cingulata, la femelle
de cette Espèce peut parfois se laisser mourir lorsque les jeunes
ont atteint le stade adolescens III (le stade où les jeunes deviennent
autonomes), et se faire dévorer par eux. La croissance est très
longue, les exuviations étant assez espacées, même
aux premiers stades. Au bout d’un an, le juvénile atteint
environ 5 à 6 cm. Cela varie d’un individu à l’autre.
Aux premiers mois de leur existence, on peut constater qu’ils ont
un aspect assez différent de l’adulte, clair et même
légèrement bleuté sur les dernières paires
de pattes ; cette différence s’estompe au fil des mues.
Etienne Iorio |