Conditions d'élevage

un ou plusieurs spécimens ?

En raison du caractère peu sociable des scolopendres il est préférable d’individualiser les spécimens. Cependant, certaines espèces (S.morsitans par exemple) peut cohabiter en couple dans le cas où le bac est assez grand.

Terrarium

Taille et type

Les boites de type Faunabox peuvent tout à fait convenir à condition de mettre du scotch sur les aérations du couvercle (les scolopendres sont des vraies filles de l’air et certaines aération de taille trop importantes pourrait leur permettre de s’enfuire). De plus la variété des tailles permet de maintenir aussi bien des spécimens adultes que des spécimens plus jeunes.
Pour les très jeunes spécimens, utilisez des petites tubes de type tube d’analyse d’urine ou tout autre petit récipient.
La taille du terrarium devra être augmentée en fonction de la taille du spécimen.
Les scolopendres étant assez vives et cherchant assidûment leur nourriture, vous pouvez les placer dans des bacs de taille importante (à l’inverse des mygales pour lesquelles il faut éviter les bacs trop grands du fait que la recherche de nourriture s’avéra plus difficile).
Dans le cas où vous maintenez un couple dans le même bac, utilisez un bac de taille assez importante (une cuve d’aquarium par exemple).

S. subspinipes dans une boite de type Faunabox Couvercle de de boite (la partie la plus sensible est la petite porte qui présente un jeu assez important)

 

Aménagement

Le substrat devra être constitué de tourbe ou d’un mélange de tourbe et de sable plus ou moins fin.
Son niveau hygrométrique dépendra de l’espèce maintenue en captivité. Il faut prévoir une hauteur minimum de 5 cm de substrat, les scolopendres appréciant s’enterrer et creuser des galeries.

Le bac peut être garni d’une coupelle ou d’un petit réceptacle contenant de l’eau auprès duquel la scolopendre pourra venir s’abreuver.

Il doit aussi contenir des morceaux de bois ou des pierres qui feront office de cachettes. Ils devront être de taille suffisante pour l’animal puis se cacher entièrement, et en nombre suffisant dans le cas où vous maintenez un couple ensemble.

Vous pouvez plantez le terrarium avec des plantes adaptées (niveau d’hygrométrie et quantité de lumière arrivant sur le bac sont à prendre en compte pour le bon maintien des plantes), le mieux étant les fausses plantes, pas de risques qu’elles soient déterrées par la scolopendres ou qu’elles manquent de lumières. Si vous placez un morceau de mousse (ce qui permet de jouer sur le niveau d'hygrométrie à la gardant plus ou moins humide) gardez la immergée quelques heures sous l’eau afin d’en chasser les organismes qu’elle peut contenir.

Lavez tous les éléments de décor que vous installez dans le terrarium avant de les y placer afin de ne pas importer des petits parasites.

 

Eclairage, température et hygrométrie

L’éclairage n’est pas une donnée importante en ce qui concerne les scolopendres. Elles restent la plupart du jour enfouies sous terre et sortent la nuit. Si vous élevez plusieurs spécimens, vous pouvez utiliser une seul lampe afin d’éclairer tous les bacs pour observer vos individus, mais rien ne sert d’éclairer les bacs de manière indépendante.

Les scolopendres vivant dans les régions chaudes, il vaut veiller à leur apporter une température suffisante. Là encore, tout dépend de leur provenance. Certain spécimen vont nécessiter des température environnant les 25°C alors que d’autres spécimens vont mieux s’acclimater à des températures proches des 30°C. Vous pouvez opérer une baisse de température la nuit de 3 à 4°C afin de recréer les cycles naturels. Une diapause hivernale peut être également opérer, en diminuant de manière plus significative la température et sur une durée plus longue (attention, cette diminution doit être faite de manière progressive).
Le chauffage peut être fait de manière indirecte en plaçant une plaque chauffante sous le bac ou bien en chauffant l’intégralité de la pièce d’élevage. Evitez toute source de chauffage placée directement dans le bac qui ne pourra être qu’une source de désagrément aussi bien pour la bête qui pourrait s’y brûler que pour vous (il va falloir prévoir dans le bac une entrée pour le câble d’alimentation du chauffage, ce qui vu dans l’autre sens est une sortie possible pour l’animal).

L’hygrométrie sera constante en raison du point d’eau présent dans le bac, et sera complété par des pulvérisations d’eau sur la tourbe (attention de ne pas trop humidifier et de noyer l’animal). Ce facteur est lui aussi inhérent à chaque espèce. Certaines espèces vont nécessité un milieu plutôt humide alors que d’autres vont vivre sur un sol plus aride.

Maintenance

Il est indispensable de retirer les restes de nourriture avant qu’ils ne pourrissent et de nettoyer régulièrement le terrarium et les éléments du décor. Veillez régulièrement à contrôler la température et l’hygrométrie.

Nicolas Cellard